Arrete de mentir.
J'ai mis un temps fou à me préparer, j'ai même pensé un instant à me frisée les cheveux, histoire que tu me voi comme tu ne m'avais jamais vu, pour être belle. Mais mes rebel de cheveux n'ont rien voulu entendre il retombait flagada, à peine nuancé de quelque courbe, j'ai failli en pleurer de rage et faire couler le maquillage trop présent sur mes pauvres petits yeux. Si tu m'avais vu, tu aurais bien ris et peut être que tu m'aurais dis que je n'avais pas besoin de tous ces artifices. Mais moi je me souvenais d'avant, quand tu courais chez moi et qu'appuyé sur le portail tu criais mon nom, que lorsque que je pointais le bout du nez hors de la fenêtre tu me hurlais de venir, alors je descendais les escaliers en courant, tel un hippopotame pressé. Tu me prenais par la main, tu me disais que tu avais des merveilles à me montrer. Il n'y avait rien, tu mentais, mais je m'en foutais. Je me rappelais de tous nos souvenirs en me lançant un dernier regard dans la glace, en essayant de me trouver belle, aujourd'hui tu ne viendrais pas me chercher, cela faisant longtemps que tu ne venais plus, je me déplaçais toujours, mais après tout, peut m'importait. Le vent soufflait si fort qu'au dehors personne n'aurait pu voir la différence entre des cheveux bouclé ou non et j'en tirai un petit sourire en coin, j'avais une excuse pour ne pas être belle, le vent. Le chemin était dur pour aller jusqu'à chez toi et parfois j'en grimaçais d'être assez idiotes pour mettre de belle chaussures, les mains serré sur mon sac qui renfermait le trésor que je t'apportais chaque fois que je pouvais. Tel une funambule j'avançais de caillou en caillou, petit tas de gravier qui sans cette sensation de volé m'aurais fait tombé, j'avais envie de rire, de pleurer, tout mélangé le passé et le présent peut être aussi un peu le future maintenant. Oui, car si personne n'avait nettoyé ta tombe je pourrais m'en occupé avec amour.